Propriété de Charles Alexandre Joseph DE LA TOUR LANDORTHE, demeurant Nantes en 1835 et en 1848 à Paris rue D’Amsterdam, 42
Construite en 1835 à Nantes ; Du port de 140 tonneaux ; Tirant d’eau chargé : 1 mètre Tirant d’eau sans charge : 0.30 mètre

Le mot allège, déverbal d’alléger au sens propre, est apparu comme terme de marine au XVe siècle.
Bâtiment de charge plat, ouvert, autrefois sans voile ni moteur.
Grand chaland servant au chargement ou au déchargement des navires en différentes circonstances (chargement en l’absence de bassin ou de quai ; transbordement de marchandises ; déchargement du côté extérieur parallèlement au côté du quai ; allégement d’un navire en péril de naufrage ou échoué, etc.). Source : Marine ancienne
La société de M. Charles Alexandre Joseph DE LA TOUR LANDORTHE, possédait entre autres :

Les Allèges :
Ariège N° 6, Garonne N° 1, Gironde N° 8, Sarthe N° 3, Sèvre N° 7,
Gabare plate : Rhône
Chaland : Prince Eugène
Ci-dessous, la transcription (P.Guyaux) d’un article concernant la dissolution de la Société de Charles Alexandre Joseph DE LA TOUR LANDORTHE, publié dans la gazette des Tribunaux en 1848.
Cette société avait été fondée le 1er mars 1848 et avait pour raison d’être, l’achat en Angleterre, le transport et la vente en France, notamment sur les bords de la Loire, de cokes et de charbons de terre de toute nature provenant des houillères anglaises.
Sociétés.
D’un acte sous seing privé, en date à Paris du 3 juillet 1848 enregistré ;
Entre : M. Charles-Alexandre-Joseph DE LA TOUR-LANDORTHE demeurant à Paris, rue d’Amsterdam 42, d’une part ;
- M. François-Louis GRATET DU BOUCHAGE demeurant à Paris, rue d’Amsterdam 50, représenté par M. Agénor-Adolphe FRANÇOIS, propriétaire, demeurant à Paris, quai des Orfèvres, 40, son fondé de pouvoir, aux termes de la procuration qu’il lui a donné par acte reçu par Me DESSAIGNE, notaire à Paris, les 4 et 10 avril 1848, enregistré :
- M. Charles-Henri DE GRAS DE PREIGNE, demeurant à Paris rue d’Amsterdam 50.
MM. DU BOUCHAGE et DE PREIGNE ayant agi tous les deux en leurs noms personnels que pour et au nom de la société DU BOUCHAGE et C°, formée entre eux, suivant acte passé devant Me BEAUFEU, qui en la minute, et son collègue, notaire à Paris, le 31 décembre 1847, enregistré et publié :
Et encore :
- M. DU BOUCHAGE, ci-dessus dénommé :
- M. Constant LEFEBVRE, banquier, demeurant à Orléans ;
- M. Auguste-Armand GACHE, constructeur de bateaux à vapeur, demeurant à Paris, rue des Terres-Fortes, N° 9 ;
- M. Henri-Eugène GACHE, aussi constructeurs de bateaux à vapeur, même demeure.
Lesdits sieurs DU BOUCHAGE, LEFEBVRE et GÂCHE, ayant agi comme ayant été nommé en vertu du décret du 20 mars 1848, aux fonctions de commissaires au sursis judiciaire qui a été accordé à ladite société DU BOUCHAGE et C°, le tout par un seul et même jugement rendu par le Tribunal de commerce de la Seine, le 22 mai 1848, enregistré.
Et de plus, MM. DU BOUCHAGE et DE PREIGNE, ainsi que les commissaires susnommés ayant agi en vertu de l’autorisation spéciale accordée à MM. DU BOUCHAGE et C° et auxdits sieurs leurs commissaires, par jugement du Tribunal de commerce de la Seine, le 14 juin 1848, enregistré.
Il appert :
Que la société formée pour sept années entières et consécutives, qui ont commencé à courir du 1er mars 1848 entre DE LA TOUR-LANDORTHE, d’une part et de la société DU BOUCHAGE et C°d’autre part, sous la raison sociale DE LA TOUR-LANDORTHE et C°, pour l’achat en Angleterre, le transport et la vente en France, notamment sur les bords de la Loire, de cokes et de charbons de terre de toute nature provenant des houillères anglaises, suivant acte sous signature privée, en date à Paris du 5 mars 1848, enregistré et publié, a été dissoute à compter du 3 juillet 1848.
Que les parties ont nommé M. DE LA TOUR-LANDORTHE, liquidateur de la dite société, et notamment des diverses opérations faites par elle depuis le 1er mars 1848, ainsi que tous les faits et gestes se rapportant à son administration, tous les pouvoirs les plus étendus lui ayant été conférés à cet effet.
Qu’à l’égard du matériel de navigation apporté à ladite société, les associés après avoir liquidé leurs droits respectifs dans ce matériel, et procédé à son estimation, en ont fait entre eux le partage au prorata du droit de chacun d’eux.
Et que la portion du dit matériel abandonnée à la compagnie DU BOUCHAGE, a été vendue par celle-ci à M. DE LA TOUR-LANDORTHE, moyennant le prix de 72,963 fr. 50 c, et aux conditions portées audit acte.
Le tout en vertu de l’autorisation spéciale du 14 juin 1848, ci-dessus annoncée.
Pour extrait. COHADE. (9414) rue fidélité, 6
Source : « Gazette des Tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires du 16 juillet 1848, vingt-troisième année N° 6563 – Imprimerie de, A. Guyot, rue Neuve-des-Mathurins, 18 »
