
Noël Marcel Étienne AUBLANC (1928-1995)
Auteur du livre « Le Laboureur des Mers » préfacé par le Commandant COUSTEAU
Noël AUBLANC a séjourné au début de l’année 1949 sur le pétrolier « La MAYENNE », il était alors quartier-maître timonier en disponibilité dans un groupe de marins chargé de l’entretien des bâtiments de réserve commandé alors par le capitaine de frégate BOURRAGUÉ.
Avant d’être prêté à la SFTP (Société Française des Transports Pétrolier) le transport pétrolier « MAYENNE » qui était en réserve dans la rade de Toulon, servait de base hôtelière pour ces marins.
Noël AUBLANC relate dans son livre «LA MISSION DE DÉMINAGE DU LANGUEDOC ». et il y, mentionne à plusieurs reprise le nom du pétrolier « La MAYENNE »
Ce groupe de bâtiments de réserve, était constitué par un ramassis hétéroclite de navires dont on avait enlevé les équipages et qui séjournaient dans un coin de la rade.
La plupart étaient atteints par la limite d’âge, ou n’étaient plus assez rentables pour continuer à assurer une mission quelconque ; mais d’autres, tel le pétrolier « MAYENNE », étaient entièrement neuf. […] Notre vie s’écoulait paisiblement, et si nous avions pas mal de travail, de vérification, nous étions par contre très convenablement logés dans le « château » du superbe pétrolier « MAYENNE » : Bâtiment de 130 et quelques mètres de long, qui nous hébergeait dans de petites chambres très coquettes. En somme, pour moi qui avais connu la dure vie des dragueurs, des départs par n’importe quel temps sur des remorqueurs, aux postes exigus et souvent sales, je trouvais là un appartement de luxe. Bien que nous ayons pu avoir chacun notre chambre, nous avions convenu de les habiter à deux, afin de rompre avec la monotonie des veillées dans la solitude.
Je rejoignis mon navire nourricier La « Mayenne », et étant en retard sur l’heure du repas, je ne trouvais plus guère de victuailles.
Le 27 août, « La SÉTOISE », navire servant à l’école de canonnage arrive dans le port, elle a en remorque une nouvelle vedette, « La MAYENNE » fille du pétrolier du même nom, que nous avions bien connu puisqu’il était notre base dans le groupe de bâtiment de réserve
AUBLANC Noël Marcel Étienne
